Tradition
Le brit milah : déroulé de la cérémonie et rôle de chacun
Le brit milah a lieu le huitième jour, souvent dans une grande émotion. Savoir qui fait quoi vous aide à répartir les honneurs et à vivre le moment pleinement.

Le huitième jour
Le brit milah, l'alliance de la circoncision, a lieu le huitième jour après la naissance, en comptant le jour de la naissance. Un garçon né un lundi a donc son brit le lundi suivant. Comme pour toute date juive, une naissance après la tombée de la nuit compte pour le jour suivant.
Lorsque l'enfant est en bonne santé, le brit a lieu à cette date même si elle tombe un Chabbat ou un jour de fête, sauf cas particuliers comme une naissance par césarienne, selon les usages. Si le médecin ou le mohel a le moindre doute sur la santé du bébé, jaunisse comprise, la cérémonie est reportée jusqu'à son rétablissement. La santé de l'enfant passe toujours avant la date.
Le déroulé
La cérémonie se tient de préférence le matin, à la synagogue, à la maison ou dans une salle, en présence si possible d'un minyan. Le bébé est apporté dans la pièce et accueilli par l'assemblée. Il est posé un instant sur le siège d'Élie, le prophète associé à l'alliance, puis placé sur les genoux du sandak.
Le mohel récite les bénédictions et pratique la circoncision ; le père prononce la bénédiction qui lui revient. Suivent la bénédiction sur le vin et l'annonce du prénom hébraïque de l'enfant, souvent le moment le plus attendu de la famille.
Les rôles et les honneurs
- Le mohel : il pratique la circoncision et conduit la cérémonie.
- Le sandak : il tient l'enfant sur ses genoux pendant la milah. C'est un grand honneur, souvent confié à un grand-père ou à un rabbin.
- Le kvatter et la kvatterin : un couple, souvent de jeunes mariés ou des proches, qui apporte le bébé de la mère jusqu'à la salle.
- La personne qui pose l'enfant sur le siège d'Élie, puis celle qui le lui reprend, selon les usages.
- Celui qui récite les bénédictions et l'annonce du prénom, parfois le rabbin ou un grand-père.
Bien répartir
Les usages varient entre communautés ashkénazes et séfarades, par exemple sur le choix du sandak ou sur l'ordre des honneurs. Discutez-en avec le mohel et votre rabbin, et prévenez à l'avance chaque personne honorée pour qu'elle sache où se placer.
Pour aller plus loin
Article rédigé par la rédaction de KasherHub. Les usages varient selon les communautés : pour toute question de halakha, renseignez-vous auprès de votre rabbin.


